• Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • YouTube Social  Icon

© 2019 Robin REDA

Tel:  01 69 83 94 20 |  Email: robinreda91@gmail.com

 


Bureau de Robin REDA

Assemblée nationale

126, rue de l'Université

75007 Paris

Please reload

Posts Récents

Express : les 6 personnalités à suivre

30/06/2017

1/1
Please reload

Posts à l'affiche

Interview dans Le Figaro - Robin Reda : « Les banlieues ne sont pas des zones de non-droit mais de non-loi »

19/10/2017

Robin REDA a été interviewé par Paule Gonzales, journaliste au Figaro. Vous trouverez ci-dessous l'article en question : 

 

LE FIGARO. - Les banlieues ont-elles été le parent pauvre de la sécurité en France?

Robin REDA. - Tous les efforts de communication ne masqueront jamais la réalité du terrain. Avec les précédents gouvernements, les banlieues ont connu un recul de l'État. À Viry, à Juvisy, dans l'Essonne, où j'ai grandi, nous assistons sans discontinuer à la violence croissante de bandes de plus en plus désinhibées. Et bien des maires portent seuls la chaîne de sécurité sur leur territoire, c'est-à-dire ce lien entre les dispositifs de police municipale, nationale, d'opérateurs de vidéosurveillance ou encore de police des transports. C'est bien souvent aux maires de financer et de trouver les effectifs formés nécessaires, sur eux que repose la sécurisation minimale de ces territoires. Ils jouent le rôle de palliatif à l'absence de la police nationale. Et pourtant, à aucun moment le président de la République ne les a associés à son plan de relance de la sécurité. À l'inverse, la création de la zone de sécurité prioritaire (ZSP) à Grigny n'a pas changé grand-chose. Nous avons pu le constater : d'abord parce qu'il y a une grande mobilité des bandes délinquantes, qui se déplacent dans les quartiers alentour, ensuite parce que le problème de fond reste celui du trafic de drogue qui draine toute une économie souterraine et qui tient ces ZSP. Le fait qu'il y en ait une à Grigny n'a pas empêché un règlement de comptes mortel début octobre.

 

Ce nouveau plan qui mise sur une police du quotidien laisse-t-il de l'espoir ?

Je me réjouis des annonces d'effectifs mais j'ai aujourd'hui le sentiment d'un retour en arrière vers les années Jospin, alors que nous affrontons une délinquance autrement plus sérieuse. Même s'il s'en est défendu, c'est bien la notion de police de proximité qui est revenue à plusieurs reprises dans le discours d'Emmanuel Macron et, avec elle, l'idée d'une police assistante sociale. Or nos quartiers n'ont pas besoin d'une police de complaisance. Il faut qu'elle soit crédible, équipée, et que les délinquants qui lui font face aient la certitude de la sanction. En bref, je ne trouve pas cette annonce très pragmatique.

 

Ces territoires sont impénétrables. Comment les déverrouiller ?

C'est faux. L'exemple de l'agression de policiers à Viry-Châtillon prouve qu'il y a des interventions. Les banlieues ne sont pas des zones de non-droit, elles sont surtout des zones de non-loi. Les sanctions sont bien trop limitées par rapport aux actes menés et aux complicités. Il y a beaucoup de mineurs chez ces délinquants. La réponse pénale vient tard et n'est pas adaptée. Alors que, pour ces jeunes, le passage par le juge et la prison sont quasiment des rites initiatiques. Je crois autant à l'éducation qu'à l'exemplarité de la sanction.

 

En filigrane des simplifications procédurales annoncées, la forfaitisation de l'usage de stupéfiants...

L'ennemi, c'est le dealer. Mettre une amende au consommateur de drogue est un outil anecdotique. Il n'y a aucun plan pour lutter contre le deal de rue, les réseaux de proximité dans les quartiers ou le trafic à plus grande échelle. La lutte contre la drogue est la pierre angulaire de la sécurité des quartiers. Elle draine toute une économie souterraine qui remplace l'État providence et ainsi témoigne de sa faillite. C'est elle qui paie les loyers et assure la subsistance quotidienne. À cette hypocrisie s'ajoute une méconnaissance des banlieues. Pense-t-on réellement verbaliser avec une tablette numérique ceux qui ont brûlé vif des policiers dans une cité ? On rate tout, à la fois la réduction de l'usage de stupéfiants et la lutte contre les trafics organisés au niveau local.

 

 

 

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Please reload

Retrouvez-moi
Please reload

Archives
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square